Djely Tapa avec Diely Mori Tounkara

Djely Tapa avec Diely Mori Tounkara

Genre: Chanteuse, danseuse, griotte, Musique du Monde, World Music

Djely Tapa a toujours chanté et vécu dans un monde d’artistes. Dès son plus jeune âge elle chante, danse, conte et anime mariages et baptêmes. À son arrivée à Montréal, au Canada, Djely Tapa intègre tout naturellement le monde artistique québécois et c’est ainsi que depuis 2004 on la voit sur les scènes des festivals de Nuits d’Afrique, des Francofolies, de Harbourfront Centre à Toronto, du Festival du Bois à Vancouver…

La carrière canadienne de Djely Tapa a souvent été associée non seulement aux grands événements mais également aux musiciens afro-canadiens tels qu’Aboulaye Koné, Zal Sissokho et Robert Lépine entre autres, avec qui elle donne des ateliers de chant, de danse et de conte dans les écoles, maisons de la culture et dans les milieux communautaires.

À part préserver la culture et l’histoire mandingue, le rôle et la mission du griot est aussi de transmettre et d’enseigner les valeurs de courtoisie, de respect de loyauté tout en divertissant son auditoire par la musique.

Biographie de Diely Mori Tounkara

Diely Mori Tounkara est sans doute l’un des musiciens les plus prometteurs de sa génération. Sur les traces de son père, il est devenu, à un très jeune âge, un maître incontesté de la kora. Sa connaissance des pièces traditionnelles mandingues est très profonde et ses compositions sont d’un génie qui touche les gens de toutes les origines, d’Afrique jusqu’en Occident. Virtuose, il met sa rapidité et sa dextérité au service d’un jeu de kora rempli de sentiments et de subtilités.

Ayant grandi et évolué au sein d’une famille de griots, Diely Mori vit toute son enfance et son adolescence au coeur même de la culture mandingue. C’est auprès des membres de sa famille et aussi d’autres grands musiciens, historiens, conteurs et chanteurs, qu’il fait sa formation de façon traditionnelle, de bouche à oreille, en imitant ses maîtres et en les accompagnant lors des fêtes traditionnelles, là où ils dévoilent leur savoir.
Ayant un talent incontesté, il est rapidement admis dans le monde des grands et passe du village à la scène très rapidement.
Au Mali, Diely Mori Tounkara a été guitariste accompagnateur pour le Super Rail Band de Bamako en plus d’avoir joué (kora et guitare) pour de grands chanteurs tels que Saramba Kouyaté, Yaye Kanouté, Kerfala Kanté et Mangala Camara. Au Sénégal, on a pu l’entendre avec Daby Baldé, Samba Laobé N’Diaye, Mahawa Kouyaté ainsi qu’Aïsha Cissokho dit « Koukou » pour ne nommer que ceux-là. On peut d’ailleurs entendre sa kora sur de nombreux enregistrements.
Diely Mori Tounkara a eu la chance d’étudier auprès des plus grands maîtres des deux dernières décennies. Au Sénégal, il apprend la kora auprès de Toumany Kouyaté, aujourd’hui musicien vedette du spectacle « O » du Cirque du Soleil à Las Vegas. Il y apprend aussi les sabars (tambours wolofs) auprès, entre autres, de Daouda Fall Diagne, un jeune griot des plus respecté des musiciens de Dakar. Au Mali, c’est en vivant auprès de son frère, le grand guitariste malien Djelimady Tounkara (soliste du Super Rail-Band de Bamako), qu’il perfectionne son jeu à la guitare, instrument sur lequel il joue d’une façon tout aussi virtuose le répertoire mandingue en plus de ses propres créations.
C’est avec brio que Diely Mori a intégré les enseignements de ses maîtres et qu’il développe maintenant son propre style avec tout le respect qu’il doit à ces légendes de la musique. Ayant lui aussi sincèrement à coeur la transmission du savoir, c’est avec générosité que Diely Mori enseigne la kora, la guitare et les percussions (sabars et doundouns) aux courageux apprentis qui poursuivent son enseignement rigoureux.
À Montréal depuis 2007, Diely Mori Tounkara intègre les groupes Taafé Fanga et Kabakuwo avec lesquels il enregistre les albums Malongtin (Kabakuwo, 2010) et Tamala (Taafé Fanga, 2012) en plus de collaborer avec plusieurs artistes de différents horizons tels que Paul Audy, Laetitia Zonzambé, Prophète de Malheur, Alexandre Éthier, Wonny Song, Élage Diouf, Zal Cissokho, Tapa Diarra et Aboulaye Koné pour ne nommer que ceux là, ainsi qu’avec toute une palette d’artistes de la diversité montréalaise réunis par l’organisme Vision Diversité pour créer le collectif Arometis. L’album du même nom voit le jour en 2011 ; la kora de Diely Mori y est très présente et on peut y entendre sa composition Oya Mama.
Désirant mettre à l’avant le son de la kora, il crée en 2012 une petite formation acoustique. Le succès ne se fait pas attendre, car le Tounkara-Lavoie trio remporte plusieurs prix : les prix coup de coeur du Conseil des arts de Montréal et d’Ici musique et du bureau de la diversité de Radio-Canada lors des Vitrines des musiques locales métissées 2013 et 2014, ainsi que le prix de la diversité 2014, offert conjointement par le Conseil des arts de Montréal, Vision Diversité, mai (Montréal, arts, interculturels) et la Place des arts.

 

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